| |
Les Coopératives jeunesse de services : Bilan de la saison 2007
L’heure est au bilan pour les projets CJS mis sur pied l'été dernier à la grandeur du Québec.
Bien que ce qui nous importe dans ce projet ce sont les nombreux apprentissages faits par les jeunes et les impacts en terme de mobilisation locale, il est toujours éloquant de rappeller quelques chiffres, lesquels témoignent à n’en pas douter du succès de ce projet année après année.
Quelques chiffres
Cet été, pas moins de 154 projets ont vu le jour au Québec fournissant ainsi l’occasion à 1 722 adolescents de vivre, le temps d’un été, l’expérience de démarrer et gérer leur coopérative de travail. Encadrés par 270 animateurs, ces projets ont également procuré un emploi d’été stimulant et valorisant à autant de jeunes de niveaux collégial et universitaire. Les CJS mobilisent aussi 756 acteurs locaux composant les différents comités locaux, qui croient au développement des adolescents et à l’éducation à l’entrepreneuriat collectif sous la forme d’une coopérative de travail.
« C’est important pour moi le succès de mon entreprise. J’ai trouvé ça « cool » de pouvoir travailler en équipe sur un projet qui apportait des résultats concrets. J’ai juste connu le travail d’équipe à l’école, mais je ne savais pas qu’on pouvait l’appliquer au marché du travail. »
- coopérante
|
|
 |
« À peine entrée dans le monde des CJS, je me suis aperçue qu’on ne peut guère se passer de ce travail, pas parce que c’est une obligation, mais bien parce que je m’y suis attachée. C’est facile de dire que des expériences de travail nous apportent beaucoup dans une vie, mais je crois que cet été la CJS m’a beaucoup apporté. Je ne savais même pas ce qu’était une coopérative de travail. J’ai évolué en même temps que les coopérants dans ce domaine. J’ai énormément appris sur moi et sur les autres. Je me suis imprégnée de la coop jusqu'à en rêver la nuit! Si vous trouvez un autre emploi aussi diversifié, vous m’en ferez part ! »
- animatrice
Les innovations portées par les CJS
Cette année, nous nous sommes intéressés aux innovations que les comités locaux et les coopérants ont mis de l’avant pour bonifier leur CJS. La tendance verte qui balaie la province y est aussi présente. Ainsi, des coopérants ont fait des sacs pour l’auto et des sacs à main avec du tissu recyclé et certains ont intégré l’utilisation de produits verts pour effectuer des contrats d’entretien ménager. Certaines innovations au niveau de la promotion sont à souligner, telle une vente aux enchères de services de la CJS ou un concours dont les prix étaient commandités par les commerces de la région. Une CJS a mis sur pied un service de lavage d’autos en entreprise où les employés pouvaient faire nettoyer leur véhicule durant leurs heures de travail.
 |
|
Des adaptations nécessaires
La baisse du taux de chômage a un impact sur l’expérience CJS. De façon assez généralisée, on remarque que les coopérants sont un peu plus jeunes que par le passé. Ainsi, il est plus difficile de recruter des adolescents de 16 et 17 ans qui préfèrent se trouver un emploi rémunéré durant l’été. Les coopérants ont maintenant entre 13 et 15 ans, ce qui nous amène à réfléchir sur l’approche des CJS pour l’adapter à ce groupe d’âge.
Dans un contexte où l'on constate un fort désir de développer au Québec la culture entrepreneuriale et l’éducation à la citoyenneté, les CJS, de par l’apprentissage de la coopération du travail, jouent un rôle clé. |
Qu’est-ce qu’une CJS ?
C’est une quinzaine d’adolescents de 13 à 17 ans qui font l’expérience du démarrage d’une coopérative de travail durant leurs vacances d’été. En prenant leurs propres décisions de façon démocratique en conseil d’administration, ils font l’expérience de la promotion, du service à la clientèle, de la gestion des ressources humaines et de la comptabilité. Dans bien des cas, un passage à la CJS est une première expérience de travail qu’un participant peut inscrire à son curriculum vitae.
Nous tenons à remercier le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité qui appuie la coordination nationale des CJS ainsi que le Fonds étudiant solidarité travail Québec II qui finance le volet formation et le salaire de 153 animateurs et animatrices. Le déploiement des CJS est aussi rendu possible par l’important soutien du Secrétariat à la jeunesse dans le cadre du Défi de l’entrepreneuriat jeunesse.
|
|