














HistoriqueFédération Québécoise des coopératives de travail (FQCT)La première coopérative de travail non forestière au Québec a vu le jour en 1945 avec la création de l’Imprimerie coopérative Harpell. Il a fallu attendre 40 ans avant de voir cette forme d’entreprise prendre véritablement de l’expansion. En 1985, la Fédération québécoise des coopératives de travail est fondée. Lors de son congrès d’orientation en 1986, la FQCT dévoile ses préoccupations quant à l’accès à des mécanismes de fonds de pension collectif, à la création d’un fonds de développement pour aider les coopératives de travail et au développement de l’intercoopération et de la formation. Le secrétariat de la Fédération s’organise en 1989 et, un an plus tard, on assiste à la création du service de mise en marché des biens et services produits par les coopératives de travail. Le service des assurances collectives est offert en 1991 et les premières activités de formation débutent en 1992. En 1996, la FQCT établit son service d’aide conseil à la gestion. Elle organise la même année, le Sommet sur la coopération du travail dans la nouvelle économie dont le but est de faire connaître le rôle majeur joué par les coopératives de travail dans le développement économique et social du Québec. En 2004, membre du comité organisateur des États généraux de la coopération du travail, la FQCT s’est impliquée très activement dans l’organisation de cet évènement tenu les 26 et 27 octobre 2004, à Québec. Les États généraux visaient à réunir les membres des coopératives de travail et leurs partenaires pour réfléchir et proposer des pistes d’action susceptibles d’assurer un développement soutenu et durable de la coopération du travail au Québec. Le rapprochement organisationnel entre la FQCT et le RQCT en vue de créer une structure commune a été l'une des principales résultantes des États généraux. Regroupement québécois pour la coopération du travail (RQCT)1980-1985 Le RQCT a assumé à ses origines un rôle de structuration du mouvement de la coopération du travail et de revendication qui a permis d’importantes avancées au niveau légal, fiscal et financier. Le RQCT a consacré ses premières années d’existence à des activités de formation. Ce fut également une période riche en expérimentations de toutes sortes, particulièrement avec des clientèles en insertion. Le mandat principal du regroupement consistait alors à développer des outils de formation dans une optique d’éducation populaire. 1985-1995 En 1985, le RQCT a supporté la mise sur pied de la Fédération québécoise des coopératives de travail (FQCT) qui devient désormais le lien politique et représentatif des coopératives de travail. À partir de ce moment, après avoir identifié le manque de formation des membres à la gestion et à l’organisation démocratique du travail comme étant la principale cause d’échec des coopératives, le RQCT modifie son mandat pour devenir un organisme voué à la formation de coopérateurs et coopératrices du travail. Le RQCT se concentre donc sur le développement d’activités de formation au démarrage de coopératives de travail. Parallèlement, le RQCT développe un réseau de coopérateurs et coopératrices partageant des valeurs communes et une même vision du développement. Le regroupement se donne ainsi comme objectifs de défendre et promouvoir les valeurs coopératives et, d’autre part, d’encourager la formation de coopérateurs et coopératrices du travail. Le RQCT enrichit ses activités en intégrant au sein de l’organisation un volet d’éducation coopérative auprès des jeunes. Le RQCT a ainsi développé depuis 1988 le modèle des Coopératives jeunesse de services (CJS) qui favorise chez les adolescentes et les adolescents une prise de conscience de leurs capacités et de leurs responsabilités collectives afin de transformer leur vie selon leurs besoins et leurs aspirations. Les CJS correspondent à la vision de formation de la relève au modèle coopératif. Ce projet a connu au Québec un essor fulgurant. Alors qu’on ne comptait en 1988 qu’une seule CJS en Outaouais, on compte en 2008, plus de 150 projets CJS dans toutes les régions du Québec. Avec ce développement des CJS, on assiste à une multiplication des partenariats au Québec. On dénombre aujourd’hui plus de 700 organismes membres de comités locaux de projets CJS (Caisses populaires, CLSC, Carrefours jeunesse emploi, Coopératives de développement régional, etc.). 1995-2007 Après avoir expérimenté à travers le temps différentes approches de promotion de la coopération du travail, le RQCT met fin aux activités d’insertion et se concentre sur un soutien technique aux promoteurs de projets présentant un profil d’entrepreneur. Les projets accompagnés doivent démontrer une viabilité tant économique que sociale. Le RQCT favorise la création chaque année d'une dizaine de coopératives de travail. Le Réseau de la coopération du travail du Québec (Réseau)2007-... Après de nombreux mois d’étude, d’analyse, de consultation, la FQCT et le RQCT ont chacune décidé en assemblée d'unir leurs forces pour créer une nouvelle organisation de la coopération du travail. Les dés en sont jetés : 2007 aura vu l’avènement d’une entité renforcée de la coopération du travail qui portera le nom de : Réseau de la coopération du travail du Québec, coopérative de solidarité. La nouvelle organisation démarre ses opérations le 1er avril 2007. Le RÉSEAU réunit maintenant les services actuels des deux organisations tout en se donnant le mandat de développer une variété de services dédiés spécifiquement aux coopératives de travail : formation et services-conseils liés à la gestion collective par les travailleurs, réseautage et mentorat, référencement à des ressources spécialisées, représentation politique, etc. |